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Après deux crises successives, la reprise du tourisme est encore progressive à Hong Kong. Pour se relancer, la destination mise notamment sur la diversification de son offre.

Un an après la réouverture complète de la destination, Hong Kong peine encore à retrouver ses touristes. La situation s’améliore cependant progressivement, après cinq années de crises successives. Les manifestations contre l’amendement de la loi d’extradition, qui ont secoué Hong Kong de mars 2019 à mai 2020, ont en effet été suivies par la pandémie de Covid-19 et plusieurs années de restrictions de voyage draconiennes, dont les dernières n’ont été levées qu’en avril 2023. 

Ce qui se ressent encore sur les chiffres : l’an dernier, quelque 86 000 visiteurs français ont fait le voyage à Hong Kong, soit 43% des niveaux de 2018, année de référence et très bon cru pour la destination. Hong Kong avait alors accueilli un peu plus de 200 000 voyageurs français. 

2024 montre toutefois des signes d’embellie. Après un bon premier trimestre, avec 65% des arrivées du premier trimestre de 2018, Hong Kong table sur 130 000 arrivées de France. « La progression devrait être plus marquée que prévue pour le reste de l’année 2024, estime l’Office de Tourisme de Hong Kong en France, malgré la relative saturation des avions ». « Cathay Pacific et Air France sont revenues à la même fréquence, mais avec des avions plus petits », poursuit Christophe Megueulle, directeur pour la France et les pays francophones en Europe du Hong Kong Tourism Board. Dans l’autre sens, l’attrait de la capitale française en cette année de JO contribue lui aussi à remplir rapidement les avions.

Au global, la capacité directe depuis Paris s’élève à 81% de 2018 depuis juillet 2023, détaille l’OT, qui assure que s’il y a encore peu de promotions, les prix commencent à baisser, après avoir flambé lors de la réouverture, comme un peu partout en Asie.

Des séjours qui s’allongent

Une bonne nouvelle pour les voyageurs, dont les comportements ont évolué dans ce contexte « post-Covid ». Si le ratio loisirs/affaires reste constant (74% des voyageurs se rendent à Hong Kong pour du loisir au sens large – voyage d’agrément et affinitaire contre 26% pour affaires) la durée moyenne du séjour progresse. Elle atteint désormais 4,5 nuitées (+0,3 nuitée), contre 4,2 en 2018… et 2 en moyenne en  2017.

Un vrai motif de satisfaction pour l’office de Tourisme, qui s’efforce de mettre en avant tout le potentiel de la destination. « Hong Kong, c’est une région et non une ville, rappelle Christophe Megueulle. Le territoire couvre plus de 1100 kilomètres carrés. La ville telle qu’on la connaît, les gratte-ciel, les quartiers d’affaires, kowloon, de l’autre côté, ses marchés de nuit et de jour, la vue sur l’île de Hong Kong, en face, c’est 5% du territoire ! Hong Kong, ce sont surtout des montagnes, des hauts plateaux, des littoraux absolument magnifiques, des plages et des îles… Il y a un potentiel de tourisme, mer, montagne et randonnée absolument énorme. »

« Il est facile d’avoir accès à des activités très variées en rayonnant en étoile depuis son hôtel. Des destinations qui offrent ça, il y en a très peu dans le monde. » L’office de tourisme doit encore venir à bout de certaines idées reçues. « Hong Kong n’est pas qu’une destination de stop ou d’affaires, insiste Christophe Megueulle. Les voyageurs se rendent trop souvent compte une fois sur place qu’ils n’auront pas le temps de tout voir. Il faut vraiment prendre le temps de découvrir la destination. Cinq jours, c’est déjà très court. »

« L’art devient un nouveau critère d’intérêt »

Et pour inciter les visiteurs à s’attarder plus longtemps, Hong Kong mise désormais sur l’art. La destination a étoffé son offre culturelle ces dernières années, avec l’ouverture d’un musée d’art contemporain lié à l’art visuel, le M+, dans quartier de West Kowloon Cultural District. Sortie de terre pendant le Covid, cette plateforme culturelle et artistique en pleine effervescence réunit des salles de spectacles et d’expositions, des espaces verts et une promenade sur le front de mer.

« Au musée M+, on découvre l’art visuel contemporain depuis la seconde guerre mondiale jusqu’à nos jours, explique Christophe Megueulle, avec pour la plupart des œuvres d’artistes Hongkongais, chinois et asiatiques au sens large, ce qui offre un spectre différent dans ce que l’on peut trouver dans les musées occidentaux tout en ayant des valeurs similaires. C’est très intéressant et comme c’est visuel, même si on ne parle pas un mot d’anglais, on comprend tout à fait ce qu’il s’y passe. »

A une vingtaine de minutes de marche se trouve l’autre nouvelle attraction culturelle de la destination, le Hong Kong Palace Museum, qui présente en exclusivité des pièces du musée de Pékin exposées hors de la capitale chinoise. De quoi jouer les contrastes avec le très contemporain M+. Le Hong Kong Palace Museum abrite des trésors centenaires, parfois millénaires : robes, vases, bijoux… certains n’ayant jamais été montrés au public auparavant.

« C’est un pôle artistique qui manquait peut-être à la destination, souligne Christophe Megueulle. Nous avions beaucoup de galeries d’art, quelques musées d’intérêt, malgré tout, mais avec ces deux nouveaux musées d’ampleur internationale, l’art se devient un nouveau critère d’intérêt à Hong Kong, que les tour-opérateurs intègrent désormais à leurs recommandations et à leurs programmes. » 

Hôtellerie : les Français en force

Des pros qui peuvent facilement combiner la Chine continentale à Hong Kong dans le cadre d’un circuit depuis l’annonce de la prolongation de l’exemption de visas pour les voyageurs français, jusqu’en 2025 – et peut-être davantage.  « Pour la Chine continentale, c’est un gros frein qui a été levé », se réjouit Christophe Megueulle. L’annonce a été faite par le président chinois, lors de sa récente en France.

Rien ne change en revanche pour Hong Kong, qui n’exige pas de visa pour les voyageurs français et ne l’imposera pas avant au moins… 2047. En dépit de la rétrocession à la Chine en 1997, Hong Kong a conservé ses propres règles pour ce qui concerne les formalités aux frontières. L’anglais reste aussi l’une des langues officielles à Hong Kong, autre spécificité de la destination héritée de l’Histoire.

Côté hôtellerie, ce sont les Français qui font l’actualité avec l’arrivée de deux enseignes du groupe Accor, le MGallery Aki, situé à côté du centre de congrès. Le très chic Mondrian a quant à lui ouvert ses portes dans le quartier de Kowloon. La cheffe étoilée Anne-Sophie Pic a elle aussi posé ses bagages à Hong Kong en ouvrant en novembre dernier le « Cristal Room », en collaboration avec Baccarat. Situé au 44e étage de la Gloucester Tower, le restaurant de 40 places offre une vue panoramique imprenable sur le célèbre port Victoria. 

Pour doper les visites, Hong Kong mise également sur un calendrier événementiel fourni. La destination veut notamment se positionner comme destination incontournable pour célébrer le Nouvel occidental, qui s’ajoute au traditionnel Nouvel an chinois. Prochain rendez-vous : le Festival des bateaux-dragons, qui aura lieu en juin juin dans la baie Victoria et marquera ainsi l’arrivée de l’été.  « Tous ces événements sont enrichis pour avoir un côté encore plus visuel avec notamment des spectacles de drones dans la baie Victoria, commente Christophe Megueulle. L’objectif est d’amplifier ces événements pour les rendre encore plus attractifs. » Et favoriser les voyages tout au long de l’année.

Christophe Megueulle (OT) : "Hong Kong n’est pas qu’une destination de stop ou d’affaires" (lechotouristique.com)

Mai 29, 2024

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